Les chiffres du catalogue
- 0,025 mm de précision médiane d’un scanner (n = 96)
- 60 ips de vitesse de capture médiane (n = 32)
- 42 scanners qui capturent la couleur
Deux façons d’obtenir un modèle 3D
Un scanner 3D projette un motif lumineux ou des lignes laser et mesure leur déformation avec des caméras calibrées : chaque point est calculé en temps réel et le nuage se construit pendant que vous tournez autour de l’objet. La photogrammétrie reconstruit la forme après coup, à partir de dizaines ou de centaines de photos prises sous différents angles : le logiciel cherche les points communs entre les images et en déduit leur position dans l’espace.
Les deux produisent un maillage exportable (STL, OBJ, PLY), mais pas avec la même exactitude ni le même temps de travail.
La précision : avantage net au scanner
Les scanners de notre catalogue annoncent une exactitude par prise de 0,005 mm à 1,9 mm, médiane 0,025 mm. Le résultat est reproductible : deux scans du même objet donnent la même forme. La photogrammétrie au smartphone reste de l’ordre du millimètre au mieux ; avec un appareil photo de qualité, un éclairage maîtrisé et un logiciel professionnel, elle s’améliore, sans atteindre la constance d’un scanner.
Si votre projet exige moins d’un demi-millimètre d’écart, le scanner est le choix fiable. Voir les scanners à 0,02 mm et mieux.
Le coût et le temps
La photogrammétrie peut ne rien coûter en matériel : un smartphone et une application suffisent. Le prix se paie en temps : prise de vue longue, calcul de plusieurs dizaines de minutes à plusieurs heures. Un scanner coûte au moins 240 € (3DMakerPro Fox, le moins cher relevé), 969 € en prix médian d’un portable, mais il livre un nuage aligné en quelques minutes pour un objet moyen.
Pour un objet par an, la photogrammétrie suffit. Pour plusieurs objets par semaine, le temps gagné rembourse le scanner.
La texture : avantage à la photogrammétrie
Les textures de la photogrammétrie viennent directement de photos haute résolution : elles sont naturellement photoréalistes. 42 scanners du catalogue capturent aussi la couleur (liste), avec un rendu correct pour visualiser, rarement au niveau d’un appareil photo.
Les objets qui conviennent à chaque méthode
Scanner : objets mats et opaques, pièces mécaniques, petits objets, éclairage variable. Les surfaces noires, brillantes ou transparentes posent problème, moins en laser. Photogrammétrie : objets très texturés et bien éclairés, sculptures, rochers, façades et terrains (avec un drone). Elle échoue sur les surfaces uniformes (mur blanc, métal lisse), faute de points d’accroche.
L’approche hybride
Les professionnels du patrimoine et de l’image combinent souvent les deux : le scanner capture la géométrie exacte, des photos séparées fournissent la texture, et un logiciel de rendu projette les photos sur le maillage scanné. On obtient la précision de l’un et la richesse visuelle de l’autre.
Pour choisir le scanner de ce duo, partez de notre guide de choix.
Vrai ou faux
La photogrammétrie demande un matériel coûteux. Vrai ou faux ?
Faux. Faux : un smartphone récent et une application suffisent pour commencer. Le coût réel est le temps de prise de vue et de calcul.
Un scanner 3D donne de meilleures textures que des photos. Vrai ou faux ?
Faux. Faux en général : la texture issue de photos haute résolution reste supérieure. Le scanner gagne sur la géométrie.
Notre sélection pour ce sujet
Tirée en direct du catalogue : Tous les scanners 3D en vente, classés par une note calculée sur les fiches techniques des fabricants : précision, rapidité, polyvalence et ergonomie.

Creality
Sermoon P1S
- Précision0,02 mm
- TechnologieHybride laser et lumière structurée
Limite : Le poids et l’autonomie exacte du mode Standalone ne sont pas détaillés sur la page produit.

Shining 3D
EinScan Rigil Lite
- TechnologieLignes laser bleues
- Poids870 g
Limite : La page produit ne publie pas d’exactitude chiffrée, contrairement au Rigil standard qui annonce 0,04 mm.

Shining 3D
EinScan Rigil
- Précision0,04 mm
- TechnologieLignes laser bleues
- Poids870 g
Limite : Le prix d’entrée élevé (5 999 euros) le réserve aux usages professionnels face aux modèles EinScan de bureau.

Einstar
Einstar Rockit
- Champ1 385 mm
- TechnologieLignes laser bleues
- Poids420 g
Limite : Le principal avantage face à l’Einstar 2 porte sur les très petits objets (5 mm contre 10 mm), le reste des caractéristiques est proche.
Et vous ?
Pour vos projets, qu’est-ce qui prime ?
Merci, votre réponse est comptée de façon anonyme.
Questions fréquentes
La photogrammétrie suffit-elle pour l’impression 3D ?
Pour un objet décoratif, souvent. Pour une pièce qui doit s’emboîter ou se visser, non : visez un scanner annonçant 0,05 mm ou mieux.
Quel est le scanner 3D le moins cher ?
Le 3DMakerPro Fox, relevé à 240 €, pour une précision annoncée de 0,07 mm.
Peut-on combiner scanner et photogrammétrie ?
Oui : géométrie par le scanner, texture par les photos, puis projection des photos sur le maillage dans un logiciel de rendu.
